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novembre 2015

Vous le découvrirez au fil des posts, mais je préfère l’annoncer: j’adore organiser des évènements ! Comment ça j’ai des passions bizarres pour une fille de mon âge? Que ce soit pour recevoir des amis à diner, célébrer un anniversaire, une naissance ou un diplôme, les occasions de se retrouver ne manquent pas. Quitte à passer un agréable moment de convivialité, autant que ce soit autour d’une table joliment décorée. L’approche des fêtes de fin d’année (et de mon anniversaire) est l’occasion de parcourir Pinterest à la recherche de la disposition parfaite de matières et de couleurs pour un résultat simple et élégant sans fournir trop d’efforts. L’idée est de piquer ici et là des détails qui coutent trois fois rien, et qui font toute la différence. Si comme moi vous voulez apporter plus de style à vos tables de fêtes, je partage avec vous mon butin provisoire: ces 12 jolies tables de fête simples et élégantes.

 

 

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Pour ce premier essai musical, posons tout d’abord quelques bases. Je ne connais presque rien au Hip-Hop. Je suis incapable de mener une grande analyse ou d’écrire de belles choses en citant des noms. Pour parler de musique, je m’appuie uniquement sur les émotions que me procurent ce que j’écoute. Lorsque je me concentre sur un morceau, une quantité surprenante d’images se bousculent de façon irrationnelle dans ma tête, et c’est uniquement à ça que j’évalue la qualité de la musique. Bien entendu, les notes m’émeuvent, la mélodie joue son rôle et les voix comptent quelque peu, mais la manière dont je ressens les notes tranche toujours. C’est exactement ce qui est arrivé quand j’ai découvert la musique de Kendrick Lamar, avec le très mainstream B*tch don’t kill my vibe. Je n’ai pas su déceler ses influences ou qualifier ces morceaux de ‘classiques’, mais ce que j’entendais me plaisait au point d’ignorer le trop plein d’enthousiasme de tout l’internet pour découvrir à mon tour le virtuose Lamar.

Pour la review de son dernier album (et certainement pour plusieurs prochaines reviews), j’ai invité l’auteur E.Hakizimana à publier ses impressions ici. Sa plume,selon moi toujours très juste,  me donne envie d’approfondir ma connaissance de cette discipline qu’il qu’il assimile à l’Art.

Kendrick Lamar –To Pimp A Butterfly (2015)

 

kendricklamar-alright-02Productions et mélodies très denses, musiciens à leur place (Lotus, Thundercat, Dre, SZA, T.Martin entre autres) et une recette délicieuse; un classic sans doute… Passer de GKMC à autre chose semblait être une mission difficile étant donnée la rareté d’un album comme celui que Kendrick nous servait fin 2012. Certains le décrivaient alors comme un film profond, réaliste et sincère sur une ville et des Hommes sans réelle issue. TPAB raconte une sorte de continuité (retour chez lui après la célébrité), toutefois plus ambitieuse, à travers les yeux de nombreux personnages crées par le talent et le flow riche en couleurs de Lamar. Les instruments jazz et classiques, qui incluent clarinette, trompette, saxophone, violons, violoncelles et autres (particulièrement somptueux sur For Free?, How Much a Dollar Cost) sont loin d’être la seule révolution. Les thématiques abordées sont aussi, peut-être même la plus grande force d’un album qui arrive en pleine crise sociale et intime dans l’univers de K.Dot.

 

kendricklamar-alright-03Entre violences policières (The Blacker the Berry), désirs irrépressibles de vengeance (These Walls) et dépression (u). Le rappeur évoque, comme souvent de façon humaine et impartiale, les questions de mobilité sociale, de vanité (You Ain’t Gotta Lie), de célébrité (Intro) et doit faire face à l’absurdité inhérente à une ville aussi belle que traumatisante. L’Homme et le Leader acceptent leurs limites, avec une auto-critique impitoyable (u, How Much a Dollar Cost, The Blacker the Berry) bien que l’Artiste refuse de renoncer (i) à l’effort de changer des mentalités condamnées à n’obéir qu’aux institutions et aux fantaisies (Institutionalized, Momma). C’est un album qui déstabilise la notion de genre malgré ses évidentes influences  « black music »; jazz, blues, gospel, funk et hip hop. Kendrick répond toutefois avec une vision parfois trop pessimiste en nous laissant notamment avec un 2Pac plutôt cynique, ce qui déséquilibre légèrement le chef d’oeuvre. Chaque piste est chargée de multiples couches; vocales (avec encore une fois, des choix soignés et cohérents d’artistes talentueux) et instrumentales qui les rendent mémorables. TPAB amène une utilisation plus intelligente et exigeante de ses collaborateurs (comme West le faisait sur MBDTF), peu en nombre et mieux choisis avec par exemple le retour d’Anna Wise (excellente sur Real de GKMC) et un joli refrain de SD. Des artistes au service de l’Art! Un album comme celui-ci est rarissime, même si Kendrick semble vouloir (à l’image de son idole 2Pac ou d’autres comme Miles Davis, Radiohead, Outkast, Swans…) nous faire un monstrueux « win streak ».

« Finally free, the butterfly sheds light on situations that the caterpillar never considered, ending the eternal struggle. Although the butterfly and caterpillar are completely different, they are one and the same. »

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Long live Kendrick Lamar

Best Track: u – Exact Score: 9.6
E.H

 

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