Topless

Quand j’ai décidé de recréer un blog, dans mon cahier des charges il y avait beaucoup de choses, mais ce qu’il n’y avait pas, ce sont les billets d’humeur régulièrement postés sur mes anciennes plateformes. J’ai toujours été un esprit libre, trop libre peut être. Ceux qui me lisaient savent que je n’ai jamais eu peur de donner mon avis sur les choses parce que j’estimais que c’était une chance de pouvoir bénéficier de cette liberté. Je le considère toujours comme une chance, et je sais que beaucoup ne peuvent pas librement dire ce qu’ils pensent, et défendre ce qui leur est juste. Un jour j’ai simplement arrêté, et j’ai suivi, bêtement, ceux qui décidaient de baisser les bras. Nous avons baissé les bras parce que nous étions fatigués. Nous ne voulions plus être ‘ceux qui l’ouvrent’ alors que tout ce que nous voulions c’était déclencher une conversation. Autour de ce qui va, de ce qui ne va pas et des possibles solutions à apporter aux problèmes qui nous asphyxient.  Aujourd’hui je fais une petite entorse à mon règlement personnel parce que je me suis réveillée avec l’angoisse d’avoir donné ma liberté à d’autres. En acceptant de me taire, en me résignant, j’ai donné ma liberté de dire Non à ceux qui déciment et se plaignent de recevoir de la haine en échange de leur égoïsme. J’ai décliné l’opportunité de résister à cette nouvelle atmosphère de crainte permanente et de haine de l’autre. Je ne me sens plus connectée à ce contexte mondial, je suis dans un état de malaise permanent, l’état d’urgence, c’est Nous. Nous qui sommes fatigués mais qui reprenons quand même nos plumes et nos autres outils pour dénoncer, parce que trop c’est trop.

Hier matin, j’ai vu passer une information à laquelle j’ai refusé de croire. J’ai choisi de l’ignorer, parce qu’inexplicable, impensable. Sur quelle planète demande t-on à une femme qui souhaite couvrir son corps de se déshabiller sous la menace ? A quel moment est-ce devenu acceptable de combattre la repression des libertés féminines par le totalitarisme ? J’ai été profondément choquée parce que cet évènement n’a pas eu lieu dans une dictature lointaine au peuple sous éduqué, mais bien dans le pays de Charlie. Je ne peux évidemment me prononcer que sur la base des photos que j’ai vu circuler sur Twitter, et quand bien même cette situation serait le tissu de mensonges que nous espérons tous, ça suffit. Ca suffit de demander aux gens de renier leur culture et leur identité pour se conformer à la norme décadente qui prime aujourd’hui. Il ne s’agit pas de défendre les femmes ou qui que ce soit, il s’agit d’écraser les gens pour qu’ils restent en dessous du seuil d’acceptabilité mis en place par ceux qui cherchent un coupable aux conséquences de leurs actions. Ce qui est acceptable, c’est de bronzer topless sur les plages publiques devant les enfants et maris des gens. Ce qui ne l’est pas, c’est de faire preuve de pudeur en couvrant son corps parce qu’on le considère sacré. De la part d’une chrétienne pratiquante qui aime profondément son prochain sans chercher à dicter sa conduite et sa vie, j’ai honte d’être témoin d’une régression pareille. Que le Burkini devienne le problème de société prioritaire en France montre bien qu’on est sur la pente descendante. Personne ne s’adresse à ces femmes qui portent le voile ou la burqa pour leur demander si elles le font de leur propre gré ou parce qu’on les a forcé. On pense à leur place, on leur offre les solutions qui nous arrangent. La légende disait pourtant que la France était le pays des droits de l’Homme

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Keiry MOUNIEVOU

25 ans. Storyteller. Etudiante en Master de Marketing Digital à l'Ecole de l'Internet et de la Télévision. Raconter, capturer et partager le monde tel que je le vois, avec des mots, souvent.

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